Emouvant hommage Républicain pour Alain Croce

Alain Croce nous a quittés le samedi 19 mai.

Il était adjoint au Maire de Gignac-la-Nerthe. Humaniste et très proche des concitoyens, il n’avait pas son pareil pour suivre les dossiers, défendre des idées généreuses, participer à la vie de la commune. La ville de Gignac-la-Nerthe a tenu à lui rendre le meilleur hommage possible.

Retrouvez la vidéo de l’Hommage rendu à Alain Croce en cliquant sur le lien suivant :

 

Jeudi 24 mai, aux environs de 13h, il règne une grande émotion sur la place de la Mairie, entre profonde tristesse, solennité et envie de saluer chaleureusement Alain Croce.

Un élu, adjoint au Maire et citoyen Gignacais, parti beaucoup trop tôt à l’âge de 67 ans. Il fait beau. La Mairie est drapée de noir, les drapeaux sont en berne…

Tout le monde est présent pour rendre un vibrant et chaleureux hommage à Alain. De nombreux députés, conseillers métropolitains ou départementaux, maires, conseillers municipaux sont aux côtés des Gignacais venus nombreux pour lui dire un dernier revoir.

Le Maire, Christian Amiraty, rappelle alors la gorge nouée combien Alain était une personnalité touchante. « Toutes celles et ceux qui me connaissent ne m’en voudront pas de dire ici, en ce moment, que l’on ne croise dans sa vie que peu de femmes ou d’hommes exceptionnels, tient à souligner Christian Amiraty. Moi, je n’en ai rencontré que deux ou trois jusqu’ici. Et parmi ceux-là il en est un qui s’appelait Alain Croce.

Que c’est dur Alain de parler de toi au passé.

Tu nous as dit je vais me soigner quelques temps à l’hôpital et je reviens très vite.

Nous n’avions pas imaginé que l’on ne te verrait plus jamais.  J’aurai dû te dire avant, tous ces mots que la pudeur retient. J’aurai dû, par exemple, te dire ma profonde admiration pour tous les combats que tu avais menés dans ta vie et que tu menais encore. J’aurai dû te dire que tu étais devenu pour moi un ami au sens profond du terme, là où l’amitié 

s’accompagne d’une très profonde affection. J’aurai dû te dire que tu n’étais plus seulement pour moi le partenaire politique, le camarade de combat pour la commune, mais que tu étais surtout au plus profond de moi un homme que je considérais comme un frère dans notre action municipale, et même bien au-delà de cette action. J’aurai dû te dire tout cela avant, mais tu vois je te le dis, comme ça, seulement maintenant, alors que tu ne m’entends plus. 

 

De la pudeur, oui sans doute, alors qu’il faudrait toujours dire ses sentiments aux personnes qui nous sont chères pendant qu’elles sont encore de ce monde.Mais je veux croire que tu peux encore m’entendre, nous voulons tous croire ici que tu nous entends. Alors nous te disons que nous t’aimons et, pour beaucoup d’entre nous, que nous t’aimons comme des frères ou des sœurs. »

 

L’émotion est grande. Comme pour respirer, reprendre notre souffle, Catherine Soeiro, chanteuse soprano, apporte une touche de poésie et de rêve eninterprétant deux chansons : « Que la montagne est belle » de Jean Ferrat et « Le temps des Cerises ».

 

Marcos Gonzales, conseiller municipal, secrétaire de la section du Parti Communiste de Gignac et grand ami d’Alain fait une brève allocution pour rappeler quelques moments émouvants de la vie de tous les jours.

« Alain n’était pas un contemplatif ! Il était tout à la fois ingénieur et ouvrier dans la construction des projets municipaux, général et soldat, dans notre
combat politique pour une société plus juste et solidaire. Une exemplarité qui explique pourquoi il était tant apprécié et aimé par les camarades de parti, son syndicat, par le personnel municipal et, aussi et surtout, par ses concitoyens de Gignac. Constamment à l’écoute sur le terrain, Alain ne se déplaçait jamais sans son agenda et son bloc-notes lors de ses rencontres avec les Gignacais. Alain avait une foi inébranlable en l’homme, en la croyance qu’un monde meilleur et fraternel est possible ici et maintenant.

C’est pourquoi il était de tous les combats contre les injustices et inégalités, toujours en première ligne. Le week-end, il n’était pas rare de le croiser sur les tournois de football, ou les manifestations culturelles et festives organisées des associations telles que l’OCLG, l’AGJV, ou encore au festival de théâtre de la Cabre d’Or. Que de bons moments 

passés ensemble lors de ces festivités à Gignac, pour la Saint Joseph chez notre ami Paul, au cabanon de Sormiou avec notre ami Kader, ou encore chez nos amis et camarades du Rove et de Châteauneuf ! Alain, ta présence va nous manquer ! »

 

Quelques instants après, le corps d’Alain quitte la place de la Mairie sous les applaudissements longs et fournis… pour le remercier de ses engagements humains, de ses sourires, de sa joie de

vivre, de son implication auprès des plus démunis… Tout un inventaire qui reste en pointillés… Repose-en paix Alain… Tu resteras dans nos mémoires.

 

 

 

 

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